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La zone artisanale de Terpni (vallée du Strymon)

Terpni — Grèce

Fouloir à raisin et pithos enterré pour recueillir le jus (© EFA / L. Martinez-Sève)

Études architecturale et archéologique d’un complexe protobyzantin.

 

La zone artisanale et la production de vin.

Situé près de la ville actuelle de Nigrita, dans le nord de la Grèce, le site de Terpni occupe la colline de Paliokastro. Fouillé depuis 2022 par une mission franco-grecque, il révèle une longue occupation, depuis la fin du VIIIᵉ siècle av. J.-C. jusqu’à l’époque protobyzantine (VIᵉ–début VIIᵉ siècle).

Terpni est remarquable pour ses deux basiliques : la plus grande, à cinq nefs, est exceptionnelle pour la région ; la plus petite en compte trois. Ces églises, richement décorées, étaient probablement au centre d’un complexe religieux accompagné d’espaces artisanaux et agricoles. La zone artisanale mise au jour comprend notamment des pressoirs à vin, de grands pithoi pour le jus de raisin et des moulins, suggérant une production alimentaire organisée et contrôlée par le personnel religieux.

Les recherches combinent fouilles, relevés architecturaux, modèles 3D et analyses de résidus pour comprendre l’usage des installations et la chronologie des bâtiments. Elles s’inscrivent dans une approche pluridisciplinaire qui étudie aussi le territoire de Terpni, sa culture de la vigne et l’organisation des paysages autour du Strymon.

Le soutien d’Arpamed permettra d’effectuer une étude architecturale de la basilique à cinq  nefs et de la zone artisanale ainsi que de réaliser des analyses scientifiques de résidus prélevés dans les pithoi. Les résultats enrichiront la connaissance de cette région peu connue et permettront, à terme, d’ouvrir le site au public.

 

Projet porté par Laurianne Sève, Professeur d’histoire grecque à l’Université de Lille.

 

Montant du financement accordé : 10 200 €

 

Institution partenaire : École française d’Athènes.

 

Photos :

  • Lever de soleil sur la basilique à cinq nefs © EFA / L. Martinez-Sève
  • Fouloir à raisin et pithos enterré pour recueillir le jus © EFA / L. Martinez-Sève