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	<title>Arpamed</title>
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	<description>&#60;em&#62;La valeur des contreparties doit demeurer dans un rapport de 1 à 4 avec le montant du don et ne doit pas dépasser 25 % du montant du don (doctrine fiscale &#60;a href=&#34;https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/5868-PGP.html/identifiant%3DBOI-IR-RICI-250-20-20120912#Contreparties_prenant_la_fo_23&#34;&#62;BOI-BIC-RICI&#60;/a&#62; ; articles &#60;a href=&#34;https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043644627&#34; target=&#34;_blank&#34; rel=&#34;noreferrer noopener&#34;&#62; 23 N&#60;/a&#62; et &#60;a href=&#34;https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032694393/2016-06-13&#34; target=&#34;_blank&#34; rel=&#34;noreferrer noopener&#34;&#62;28-00 A&#60;/a&#62;&#60;a href=&#34;https://www.culture.gouv.fr/Thematiques/mecenat/Particuliers/Le-regime-fiscal&#34;&#62; de l&#039;Annexe 4 &#60;/a&#62;du CGI).&#60;/em&#62;</description>
	<lastBuildDate>Wed, 11 Feb 2026 11:15:09 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Arpamed</title>
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	<item>
		<title>Naître à Chypre il y a 9 000 ans… un vrai défi !</title>
		<link>https://www.arpamed.fr/les-nouvelles-du-terrain-khirokitia-un-village-neolithique-majeur-a-chypre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arpamed]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 14:15:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.arpamed.fr/?p=592875</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 22 novembre 2022, Arpamed organisait la troisième édition de sa soirée des mécènes et célébrait cinq ans de levées de fonds au service de l'archéologie française en Méditerranée. A cette occasion, l'Hôtel de Soubise accueillait les membres du Conseil d'Administration et du Conseil Scientifique, les mécènes et les représentants de projets soutenus et des institutions partenaires pour retracer les réalisations de ces dernières années et aborder celles à venir.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-red-color has-text-color"><strong>Le site de Khirokitia (ou Choirokoitia) est l’un des ensembles archéologiques les mieux préservés du Néolithique précéramique en Méditerranée orientale. Situé dans le district de Larnaca, sur l’île de Chypre, il s’étend sur une colline entourée d’un méandre de la rivière Maroni, à environ 6 km de la côte sud actuelle.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1494" height="1253" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Khirokitia_site.jpg" alt="" class="wp-image-592876" style="aspect-ratio:1.5" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Khirokitia_site.jpg 1494w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Khirokitia_site-835x700.jpg 835w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Khirokitia_site-965x809.jpg 965w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Khirokitia_site-768x644.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Khirokitia_site-160x134.jpg 160w" sizes="(max-width: 1494px) 100vw, 1494px" /></figure>
</div>


<p>Découvert dans les années 1930 par l’archéologue chypriote Porphyrios Dikaios, puis fouillé de façon extensive par une mission française du CNRS à partir des années 1970, Khirokitia a été occupé entre le VIIᵉ et la première moitié du VIᵉ millénaire av. J.-C. Le village est inscrit depuis 1998 au <strong>Patrimoine mondial de l’UNESCO</strong> pour sa valeur exceptionnelle comme témoignage des débuts de la société néolithique en milieu insulaire.</p>



<p>Le site se compose d’<strong>habitations rondes en pierre</strong> disposées au sein d’un vaste mur d’enceinte, témoignant d’une société organisée avec une économie fondée sur l’agriculture, l’élevage et la collecte de ressources naturelles. La diversité du matériel archéologique — outils en pierre, structures domestiques, pratiques funéraires — offre un cadre privilégié pour étudier les adaptations humaines à un environnement insulaire au Néolithique.</p>



<p><strong><strong><strong><strong><strong>Des techniques d’imagerie avancées pour interroger la santé infantile</strong></strong></strong></strong></strong></p>



<p>Le projet <strong><a href="https://www.arpamed.fr/projets/arpamed-a-soutenu/projets-2024/les-1000-premiers-jours-de-la-vie-a-khirokitia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Vivre en contexte insulaire au Néolithique (Chypre, VIIᵉ–VIᵉ millénaire av. J.-C.) »</a></strong>, soutenu par Arpamed et réalisé en 2025, s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire visant à mieux comprendre <strong>la santé et la vie corporelle des très jeunes enfants</strong> de Khirokitia, à partir de l’étude <strong>des 1000 premiers jours de la vie</strong> — une période clé du développement humain.</p>



<p>Les restes humains exhumés à Khirokitia constituent l’une des plus larges séries disponibles pour le Néolithique ancien, avec <strong>des centaines d’individus, dont une quantité exceptionnelle de nourrissons de moins d’un an</strong>. L’objectif du projet était d’explorer les risques sanitaires et les modifications corporelles au tout début de la vie, en mobilisant des technologies médicales récentes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Observations macroscopiques des ossements</strong> pour détecter les signes visibles de pathologies.</li>



<li><strong>Microscopie numérique et microtomographie (μCT)</strong> pour analyser la micro-structure osseuse sur des échantillons d’enfants, permettant de reconnaître des marqueurs biologiques jusque‑là inaccessibles dans l’archéologie standard.</li>



<li><strong>Tomodensitométrie médicale et numérisation 3D</strong> des crânes pour étudier la forme et les modifications structurelles des crânes.</li>
</ul>



<p>Ces approches intégrées ont transformé la capacité à lire les traces biologiques laissées dans les ossements anciens, ouvrant de nouvelles perspectives pour comprendre les conditions de vie des populations néolithiques.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="1538" height="2050" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Numerisation-dun-crane-non-deforme-de-Khirokitia-a-laide-dun-scanner-3D-Artec-Spider-credit-S.-Sorin-Mazouni-scaled.jpeg" alt="" class="wp-image-592924" style="aspect-ratio:0.7502496209459709;width:452px;height:auto" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Numerisation-dun-crane-non-deforme-de-Khirokitia-a-laide-dun-scanner-3D-Artec-Spider-credit-S.-Sorin-Mazouni-scaled.jpeg 1538w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Numerisation-dun-crane-non-deforme-de-Khirokitia-a-laide-dun-scanner-3D-Artec-Spider-credit-S.-Sorin-Mazouni-525x700.jpeg 525w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Numerisation-dun-crane-non-deforme-de-Khirokitia-a-laide-dun-scanner-3D-Artec-Spider-credit-S.-Sorin-Mazouni-607x809.jpeg 607w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Numerisation-dun-crane-non-deforme-de-Khirokitia-a-laide-dun-scanner-3D-Artec-Spider-credit-S.-Sorin-Mazouni-768x1024.jpeg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Numerisation-dun-crane-non-deforme-de-Khirokitia-a-laide-dun-scanner-3D-Artec-Spider-credit-S.-Sorin-Mazouni-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Numerisation-dun-crane-non-deforme-de-Khirokitia-a-laide-dun-scanner-3D-Artec-Spider-credit-S.-Sorin-Mazouni-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Numerisation-dun-crane-non-deforme-de-Khirokitia-a-laide-dun-scanner-3D-Artec-Spider-credit-S.-Sorin-Mazouni-160x213.jpeg 160w" sizes="(max-width: 1538px) 100vw, 1538px" /><figcaption class="wp-element-caption">Numérisation d’un crâne non déformé de Khirokitia à l’aide d’un scanner 3D Artec Spider © S. Sorin-Mazouni  </figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Une pathologie infantile repérée : le scorbut néonatal</strong></p>



<p>Une des découvertes majeures du projet est l’identification du <strong>scorbut néonatal</strong>, aussi appelé <strong>maladie de Thomas Barlow</strong>, chez plusieurs nourrissons de Khirokitia. Cette pathologie, due à une carence sévère en vitamine C, peut être fatale en l’absence de supplémentation. Les <strong>analyses μCT</strong> ont mis en évidence des micro‑structures osseuses parfaitement compatibles avec la physiopathologie de cette maladie, ce qui constitue un <strong>référentiel diagnostique inédit</strong> pour les populations anciennes. Auparavant, le scorbut néonatal était rarement reconnu dans les contextes archéologiques faute d’indices fiables à l’échelle micro‑anatomique.</p>



<p>Ces résultats suggèrent que des contraintes nutritionnelles sévères affectaient les très jeunes enfants dans ce village insulaire, probablement liées à des limitations alimentaires ou à des pratiques de sevrage inadaptées à l’apport en vitamine C.</p>



<h6 class="wp-block-heading"><strong>Déformations crâniennes et pratiques culturelles</strong></h6>



<p>Outre les pathologies, le projet a mis au jour des <strong>déformations crâniennes intentionnelles</strong> chez certains individus. Ces déformations, reconnues grâce à la <strong>tomodensitométrie médicale</strong> et à la <strong>numérisation 3D</strong>, sont attribuées à l’application de dispositifs contraignants pendant les premiers mois de la vie. Les données 3D permettent aujourd’hui de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>caractériser la forme des crânes avec précision,</li>



<li>distinguer crânes déformés et non déformés,</li>



<li>quantifier l’ampleur des modifications,</li>



<li>et poser des hypothèses sur les significations sociales ou culturelles de ces pratiques.</li>
</ul>



<p>Ces résultats montrent que des gestes culturels influençaient le corps dès les premiers mois de vie, éclairant des dimensions sociales de l’enfance néolithique rarement accessibles autrement.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="2048" height="1630" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Crane-denfant-environ-8-ans-deforme-©-R.-Orabi_size.jpg" alt="" class="wp-image-592947" style="aspect-ratio:1.2564642492180969;width:584px;height:auto" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Crane-denfant-environ-8-ans-deforme-©-R.-Orabi_size.jpg 2048w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Crane-denfant-environ-8-ans-deforme-©-R.-Orabi_size-880x700.jpg 880w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Crane-denfant-environ-8-ans-deforme-©-R.-Orabi_size-1016x809.jpg 1016w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Crane-denfant-environ-8-ans-deforme-©-R.-Orabi_size-768x611.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Crane-denfant-environ-8-ans-deforme-©-R.-Orabi_size-1536x1223.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/02/Crane-denfant-environ-8-ans-deforme-©-R.-Orabi_size-160x127.jpg 160w" sizes="(max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption class="wp-element-caption">Crâne d’enfant (environ 8 ans) déformé © R. Orabi.</figcaption></figure>
</div>


<p>Ce <a href="https://www.arpamed.fr/projets/arpamed-a-soutenu/projets-2024/les-1000-premiers-jours-de-la-vie-a-khirokitia/">projet soutenu par Arpamed</a> a permis de franchir une étape importante dans l’étude de l’enfance et de la santé au début de l’histoire humaine. En combinant des approches paléo‑biologiques classiques et des techniques d’imagerie médicale avancées, les chercheurs ont non seulement documenté des cas de scorbut néonatal chez des nourrissons d’il y a près de 9 000 ans, mais aussi exploré des pratiques culturelles modifiant la forme du crâne.</p>



<p>Ces résultats apportent un éclairage inédit sur les risques sanitaires, les stratégies alimentaires, et les pratiques culturelles corporelles des populations néolithiques insulaires, contribuant à une meilleure compréhension des défis biologiques et sociaux rencontrés par nos ancêtres.</p>



<p>Le projet va se poursuivre avec de nouvelles analyses et publications qui permettront de préciser encore les interactions entre environnement, nutrition, santé infantile et culture dans les sociétés anciennes.</p>



<p><strong>Les dons versés à Arpamed permettent de soutenir directement les projets et sont déductibles fiscalement, offrant ainsi un avantage aux mécènes tout en contribuant à la préservation du patrimoine méditerranéen.</strong></p>



<p><strong><a href="https://www.arpamed.fr/projets/nous-soutenir/">Soutenir les projets</a></strong></p>



<p></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Découverte exceptionnelle au tophet de Salammbô (Carthage)</title>
		<link>https://www.arpamed.fr/decouverte-exceptionnelle-au-tophet-de-salammbo-carthage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arpamed]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 09:37:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.arpamed.fr/?p=587279</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 22 novembre 2022, Arpamed organisait la troisième édition de sa soirée des mécènes et célébrait cinq ans de levées de fonds au service de l'archéologie française en Méditerranée. A cette occasion, l'Hôtel de Soubise accueillait les membres du Conseil d'Administration et du Conseil Scientifique, les mécènes et les représentants de projets soutenus et des institutions partenaires pour retracer les réalisations de ces dernières années et aborder celles à venir.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-red-color has-text-color"><strong>En novembre 2025, une équipe d’archéologues a mis au jour un masque en marbre remarquable sur le site du Tophet de Salammbô, ancien sanctuaire punique dédié aux divinités Tanit et Baal Hammon à Carthage. Daté de la fin du IVᵉ siècle av. J.-C., ce visage féminin sculpté dans un bloc de marbre fin présente une coiffure de style phénicien, richement travaillée, et constitue un témoignage rare de l’iconographie religieuse et artistique de la civilisation punique.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="620" height="465" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/01/image.avif" alt="" class="wp-image-587280" style="aspect-ratio:1.5;width:634px;height:auto" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/01/image.avif 620w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/01/image-160x120.avif 160w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /><figcaption class="wp-element-caption">Masque en marbre découvert au tophet de Carthage (Tunisie), datant de la fin du IVe siècle av. J.-C. © Ministère des affaires culturelles de Tunisie</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><strong>R</strong>it<strong>uels, art et commerce </strong></strong></p>



<p>Selon les premières interprétations, ce masque aurait été offert en ex-voto, une offrande rituelle destinée à gagner la faveur des dieux dans le cadre des pratiques religieuses qui animaient ce lieu sacré. L’étude de ses formes et de ses détails stylistiques suggère non seulement une production de haute facture artistique, mais aussi des <strong>réseaux d’échanges culturels et commerciaux entre Carthage et les régions de la Méditerranée orientale</strong>, d’où pourrait provenir le marbre employé.</p>



<p>Cette découverte s’inscrit dans un contexte scientifique plus large : les fouilles du Tophet de Salammbô ont révélé au fil des ans des milliers d’urnes cinéraires, des stèles votives et d’autres vestiges, contribuant à une meilleure compréhension des rituels et des pratiques funéraires puniques. Depuis 1921, le site fait l’objet d’un intérêt scientifique continu, enrichi par des découvertes régulières comme des inscriptions puniques (2014) ou des pièces de monnaie (2023) qui témoignent de la richesse religieuse et sociale de la cité.</p>



<p><strong><strong><strong>Carthage : une grande puissance méditerranéenne</strong></strong></strong></p>



<p>Carthage est une ancienne cité phénicienne fondée au <strong>IXᵉ siècle av. J.-C.</strong> sur la côte de l’actuelle Tunisie. Devenue l’un des centres majeurs du monde antique, elle s’est adaptée et développée grâce à un réseau commercial maritime étendu qui reliait l’Afrique du Nord aux cités de Méditerranée occidentale et orientale. Son influence politique, économique et culturelle a dominé une grande partie du bassin méditerranéen jusqu’à sa destruction par Rome en 146 av. J.-C., à l’issue des Guerres puniques.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="722" height="484" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/01/iStock-152024785.jpg" alt="" class="wp-image-587281" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/01/iStock-152024785.jpg 722w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/01/iStock-152024785-160x107.jpg 160w" sizes="auto, (max-width: 722px) 100vw, 722px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le site archéologique de Carthage © Wikimedia Commons</figcaption></figure>
</div>


<p>Le site archéologique de Carthage est aujourd’hui classé <strong>au patrimoine mondial de l’UNESCO</strong>, et comprend de nombreux vestiges antiques, dont des installations portuaires, des thermes, des sanctuaires et des nécropoles, qui témoignent de la richesse et de la complexité de cette civilisation</p>



<p><strong><strong><strong><strong>Le Tophet de Salammbô : sanctuaire et aire de rites religieux</strong></strong></strong></strong></p>



<p>Dans le quartier de Salammbô, à proximité des anciens ports puniques, les fouilles ont mis au jour une zone connue sous le nom de Tophet de Carthage ou Tophet de Salammbô. Il s’agit d’une <strong>aire sacrée à ciel ouvert</strong> dédiée aux divinités carthaginoises <strong>Tanit</strong> et <strong>Baal Hammon</strong>, deux figures centrales du panthéon punique.</p>



<p>Le terme <strong><em>tophet</em> </strong>utilisé aujourd’hui par les archéologues pour désigner ces lieux provient d’un mot biblique hébreu associé à une « <strong>place de brûlement </strong>», mais ce nom n’était pas celui employé par les Carthaginois eux-mêmes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="997" height="681" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/01/Fig.-4-US-1241.jpg" alt="" class="wp-image-587289" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/01/Fig.-4-US-1241.jpg 997w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/01/Fig.-4-US-1241-768x525.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2026/01/Fig.-4-US-1241-160x109.jpg 160w" sizes="auto, (max-width: 997px) 100vw, 997px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le niveau daté de la fin du VIe et du Ve siècle avant notre ère (unité stratigraphique 1241). Les urnes sont parfois fermées par une coupe. Noter la présence de stèles. © Imed Ben Jerbania, INP.</figcaption></figure>
</div>


<p>Le site comprend des milliers d’urnes cinéraires entourées de stèles votives sculptées portant souvent des symboles religieux, probablement offertes en ex-voto à leurs dieux. Certaines urnes contiennent les restes brûlés d’enfants ou d’animaux, notamment des agneaux, ce qui a suscité un débat scientifique soutenu sur la nature des rites pratiqués ici.</p>



<p><strong>Projet <strong>« Carthage : le Tophet de Salammbô »</strong> </strong></p>



<p>Arpamed a soutenu le projet <strong>« Carthage : le Tophet de Salammbô »</strong> en <a href="https://www.arpamed.fr/projets/arpamed-a-soutenu/projets-2023/le-tophet-de-salammbo-a-carthage/">2023</a>, <a href="https://www.arpamed.fr/projets/arpamed-a-soutenu/projets-2024/carthage-le-tophet-de-salammbo/">2024 </a>et <a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/le-tophet-de-salammbo/">2025</a>, développé en partenariat avec l’École française de Rome et l’Institut national du patrimoine (INP) de Tunisie. Ce projet associe <strong>fouilles systématiques</strong> et analyses <strong>archéothanatologiques</strong> approfondies afin d’approcher ces dépôts rituels non seulement comme des pratiques cultuelles, mais aussi comme des expressions sociales, biologiques et culturelles complexes.</p>



<p>L’approche scientifique mise en œuvre cherche à dépasser les lectures traditionnelles du <em>tophet</em> qui ont longtemps été influencées par des représentations littéraires, pour proposer une <strong>compréhension contextualisée</strong>, rigoureuse et nuancée des pratiques religieuses puniques. Grâce à ce soutien et aux partenariats scientifiques internationaux, le projet contribue à faire progresser la recherche, à enrichir les savoirs archéologiques et anthropologiques, et à valoriser ce patrimoine pour les générations futures.</p>



<p><strong>Les dons versés à Arpamed permettent de soutenir directement les projets et sont déductibles fiscalement, offrant ainsi un avantage aux mécènes tout en contribuant à la préservation du patrimoine méditerranéen.</strong></p>



<p><strong><a href="https://www.arpamed.fr/projets/nous-soutenir/">Soutenir les projets</a></strong></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Soirée des mécènes 2025 aux Archives nationales</title>
		<link>https://www.arpamed.fr/soiree-des-mecenes-2025-aux-archives-nationales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arpamed]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 12:29:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Evénement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 22 novembre 2022, Arpamed organisait la troisième édition de sa soirée des mécènes et célébrait cinq ans de levées de fonds au service de l'archéologie française en Méditerranée. A cette occasion, l'Hôtel de Soubise accueillait les membres du Conseil d'Administration et du Conseil Scientifique, les mécènes et les représentants de projets soutenus et des institutions partenaires pour retracer les réalisations de ces dernières années et aborder celles à venir.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-red-color has-text-color"><strong>Le 3 décembre 2025, Arpamed a eu le plaisir de convier ses mécènes, partenaires, porteurs de projets ainsi que les membres de ses Conseils d’Administration et Scientifique à une soirée exceptionnelle aux Archives nationales. Cet événement a célébré une année particulièrement riche en découvertes et a permis de présenter les perspectives nouvelles pour la recherche archéologique en Méditerranée.</strong></p>



<p class="has-text-align-center has-red-color has-text-color"><strong>Accueillie dans le cadre prestigieux de l’Hôtel de Soubise, cette édition a mis en lumière l’importance des archives et des fonds patrimoniaux pour comprendre les sociétés du passé, ainsi que le rôle crucial du mécénat dans le soutien de ces projets.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-002-1200x800.jpg" alt="" class="wp-image-568392" style="width:600px;height:400px" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-002-1200x800.jpg 1200w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-002-1050x700.jpg 1050w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-002-376x250.jpg 376w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-002-768x512.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-002-1536x1024.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-002-2048x1365.jpg 2048w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-002-160x107.jpg 160w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Archives nationales &#8211; Hôtel de Soubise © Nilton ALMEIDA</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Les papyrus médiévaux les plus anciens d’Europe : étudier, restaurer, conserver</strong></p>



<p><strong>Valérie Abrial</strong>, directrice de la communication et du mécénat des Archives nationales, a ouvert la soirée en rappelant la mission fondamentale des Archives : préserver, protéger et rendre intelligibles les traces matérielles laissées par les générations passées.</p>



<p>Elle a souligné combien la diffusion des connaissances, la médiation et les collaborations scientifiques sont essentielles pour faire vivre ces collections et les relier à la société contemporaine. À ce titre, elle a salué l’action d’Arpamed, qui crée un véritable pont entre recherche, institutions patrimoniales et mécènes.</p>



<p>Le moment fort de la soirée a été la présentation du <strong>projet soutenu par Arpamed</strong> concernant la <a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/papyrus-medievaux-des-archives-nationales/">restauration des papyrus médiévaux les plus anciens d’Europe</a>, conservés aux Archives nationales.</p>



<p><strong>Grégoire Heuzé</strong>, président du <a href="https://www.arpamed.fr/le-fonds-de-dotation/qui-sommes-nous/">Conseil d’Administration</a> d’Arpamed, a partagé l’émotion suscitée par cette découverte exceptionnelle. Ces documents, témoins rares des mondes diplomatiques et administratifs du Moyen Âge, requièrent des soins spécialisés et une restauration minutieuse rendue possible grâce au mécénat.</p>



<p>Il a remercié les présents et souligné l’importance du mécénat dans la préservation de ce patrimoine unique.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="775" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/8d3bf16a-8f05-4fe5-9585-26149b0efad4-1200x775.jpg" alt="Discours de Grégoire Heuzé, président d'Arpamed  © Nilton ALMEIDA" class="wp-image-568387" style="width:600px;height:400px" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/8d3bf16a-8f05-4fe5-9585-26149b0efad4-1200x775.jpg 1200w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/8d3bf16a-8f05-4fe5-9585-26149b0efad4-1084x700.jpg 1084w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/8d3bf16a-8f05-4fe5-9585-26149b0efad4-768x496.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/8d3bf16a-8f05-4fe5-9585-26149b0efad4-1536x992.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/8d3bf16a-8f05-4fe5-9585-26149b0efad4-2048x1322.jpg 2048w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/8d3bf16a-8f05-4fe5-9585-26149b0efad4-160x103.jpg 160w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Discours de Grégoire Heuzé, président du Conseil d&rsquo;administration d&rsquo;Arpamed © Nilton ALMEIDA</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Une visite exceptionnelle au cœur des dépôts</strong></p>



<p>Les invités ont bénéficié d’une visite rare des dépôts des Archives nationales, habituellement fermés au public.</p>



<p>Guidés par la restauratrice des papyrus, <strong>Solène Girard</strong>, et la conservatrice du patrimoine, <strong>Marie-Adélaïde Nielen</strong>, ils ont pu approcher de près ces papyrus fragiles et précieux, offrant ainsi une immersion exceptionnelle dans les coulisses de la conservation d’un patrimoine encore largement inexploré.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/papyrus-medievaux-des-archives-nationales/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="756" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-167-1200x756.jpg" alt="" class="wp-image-568394" style="width:600px;height:400px" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-167-1200x756.jpg 1200w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-167-1112x700.jpg 1112w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-167-768x484.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-167-1536x967.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-167-2048x1290.jpg 2048w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-167-160x101.jpg 160w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></a></figure>
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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://www.arpamed.fr/galerie/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-153-1200x800.jpg" alt="" class="wp-image-568399" style="width:600px;height:400px" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-153-1200x800.jpg 1200w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-153-1050x700.jpg 1050w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-153-376x250.jpg 376w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-153-768x512.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-153-1536x1024.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-153-2048x1365.jpg 2048w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-153-160x107.jpg 160w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em><em>Visite des dépôts &#8211; à la découverte des papyrus médiévaux</em> <em>© Nilton ALMEIDA</em></em></figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Retour à Vulci : l’archéologie de terrain à l’honneur</strong></p>



<p>Christian Mazet, archéologue au British Museum et porteur du projet<a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/retour-a-vulci-necropole-de-la-polledrara/"> <em>Retour à Vulci</em>, soutenu par Arpamed</a>, a présenté les avancées récentes de la recherche sur le site étrusque.</p>



<p>Il a détaillé l’apport des technologies de pointe dans l’interprétation des vestiges et rappelé que ces campagnes de terrain, essentielles pour la connaissance des sociétés méditerranéennes, ne pourraient se réaliser sans le soutien fidèle des mécènes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/retour-a-vulci-necropole-de-la-polledrara/"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-097-1200x800.jpg" alt="" class="wp-image-568401" style="width:600px;height:400px" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-097-1200x800.jpg 1200w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-097-1050x700.jpg 1050w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-097-376x250.jpg 376w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-097-768x512.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-097-1536x1024.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-097-2048x1365.jpg 2048w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-097-160x107.jpg 160w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Christian Mazet, archéologue au British Museum et porteur du projet <em>Retour à Vulci</em> <em><em>© Nilton ALMEIDA</em></em></em></figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Prix Master 2025 : soutenir la nouvelle génération de chercheurs</strong></p>



<p>La soirée s’est conclue par la remise du <a href="https://www.arpamed.fr/prix-master-2025/">Prix Master Arpamed 2025</a> à Matthieu Gabarda pour son mémoire intitulé <em>Étude d’un bâtiment majeur de la marine romaine républicaine (IIᵉ siècle av. J.-C. – époque augustéenne)</em>.</p>



<p>En recevant son prix, Matthieu Gabarda a exprimé sa gratitude envers le jury, ses encadrants et les mécènes, soulignant l’importance de ce soutien pour les jeunes chercheurs et chercheuses qui débutent dans un domaine exigeant et souvent peu financé.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-122-1-1200x800.jpg" alt="" class="wp-image-568406" style="width:600px;height:400px" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-122-1-1200x800.jpg 1200w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-122-1-1050x700.jpg 1050w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-122-1-376x250.jpg 376w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-122-1-768x512.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-122-1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-122-1-2048x1365.jpg 2048w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/12/Arpamed-03-12-2025-©-Nilton-ALMEIDA-122-1-160x107.jpg 160w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Matthieu Gabarda </em>et Claire Sotinel, présidente du Conseil scientifique d&rsquo;Arpamed <em><em><em>© Nilton ALMEIDA</em></em></em></figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Une communauté engagée pour le patrimoine méditerranéen</strong></p>



<p>Autour d’un cocktail convivial, mécènes, chercheurs, porteurs de projet, responsables institutionnels et partenaires ont pu échanger dans une atmosphère chaleureuse et stimulante.</p>



<p>Cette soirée a rappelé avec force ce qui fait l’identité d’Arpamed : soutenir l’archéologie française en Méditerranée, préserver des trésors uniques, encourager la recherche et renforcer les liens entre science, institutions et société.</p>



<p>Un grand merci aux responsables des&nbsp;Archives nationales, aux mécènes, partenaires, porteurs de projets, membres d’Arpamed et à tous les invités&nbsp;pour cette soirée inoubliable !</p>



<p><strong>Les dons versés à Arpamed permettent de soutenir directement ces projets et sont déductibles fiscalement, offrant ainsi un avantage aux mécènes tout en contribuant à la préservation du patrimoine méditerranéen.</strong></p>



<p><strong><a href="https://www.arpamed.fr/projets/nous-soutenir/">Soutenir les projets</a></strong></p>



<p></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Héros grecs et troyens sur un vase étrusque: nouvelles découvertes à Norchia</title>
		<link>https://www.arpamed.fr/heros-grecs-et-troyens-sur-un-vase-etrusque-nouvelles-decouvertes-a-norchia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arpamed]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 16:02:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Evénement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 13 novembre 2025, Artcurial a accueilli la conférence annuelle d’Arpamed, consacrée cette année à l’archéologie étrusque de la fin du IVᵉ siècle av. J.-C. Entre 2022 et 2024, Arpamed a accompagné le programme de recherches mené à Norchia, vaste nécropole rupestre située dans l’arrière-pays de l’ancienne Tarquinia. Ce soutien a permis d’étudier, entre autres, &#8230; <a href="https://www.arpamed.fr/heros-grecs-et-troyens-sur-un-vase-etrusque-nouvelles-decouvertes-a-norchia/" class="more-link">Voir plus <span class="screen-reader-text">Héros grecs et troyens sur un vase étrusque: nouvelles découvertes à Norchia</span> <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-0aa0de5d6dfe45b7093b0f0b2865804c"><strong>Le 13 novembre 2025, <a href="https://www.artcurial.com/">Artcurial</a> a accueilli la conférence annuelle d’Arpamed, consacrée cette année à l’archéologie étrusque</strong> <strong>de la fin du IVᵉ siècle av. J.-C. Entre 2022 et 2024, Arpamed a accompagné le programme de recherches mené à Norchia, vaste nécropole rupestre située dans l’arrière-pays de l’ancienne Tarquinia. Ce soutien a permis d’étudier, entre autres, la tombe monumentale Lattanzi, et une tombe voisine où un vase étrusque intact a été retrouvé — une découverte rare, aux implications majeures pour l’histoire de l’art, l’archéologie funéraire et l’imaginaire héroïque étrusque. Nous avons eu le plaisir d’écouter Vincent Jolivet (CNRS / ENS–PSL) en présenter les résultats les plus récents, dans un dialogue passionnant entre recherche de terrain et restitution culturelle.</strong></p>


<div class="wp-block-image is-style-rounded">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="607" height="809" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_9173-607x809.jpeg" alt="" class="wp-image-555167" style="aspect-ratio:1;object-fit:cover;width:462px;height:auto" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_9173-607x809.jpeg 607w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_9173-160x213.jpeg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_9173-525x700.jpeg 525w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_9173-768x1024.jpeg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_9173-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_9173-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_9173-120x160.jpeg 120w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_9173-450x600.jpeg 450w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_9173-scaled.jpeg 1538w" sizes="auto, (max-width: 607px) 100vw, 607px" /></figure>
</div>


<p><strong>Une tombe monumentale dans le paysage de l’Étrurie</strong></p>



<p>À Norchia, la nécropole se déploie en terrasses sculptées dans la paroi rocheuse. <strong>La tombe Lattanzi, datée autour de 320 av. J.-C.</strong>, impressionne par son architecture que les chercheurs parviennent à reconstituer malgré les effondrements : une façade de près de <strong>18 mètres</strong>, deux niveaux de colonnes superposées, un fronton orné et un toit à double pente évoquant les modèles macédoniens alors prisés par les élites étrusques.<br>C’est dans une niche passée inaperçue des pilleurs, à l’intérieur d’une tombe voisine, que le vase a été découvert. Les analyses chromatographiques ont révélé des<strong> résidus de vin blanc</strong>, confirmant sa fonction rituelle dans le cadre du banquet funéraire. Le vase porte en outre plusieurs inscriptions soignées mais parfois fautives, signe probable d’un artisan lettré mais peu alphabétisé.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="513" height="495" data-id="555195" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image2.jpg" alt="" class="wp-image-555195" style="aspect-ratio:1;object-fit:contain" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image2.jpg 513w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image2-160x154.jpg 160w" sizes="auto, (max-width: 513px) 100vw, 513px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="768" data-id="555325" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2023-08-03-20-23-22-edited.jpg" alt="" class="wp-image-555325" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2023-08-03-20-23-22-edited.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2023-08-03-20-23-22-edited-160x160.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2023-08-03-20-23-22-edited-700x700.jpg 700w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/PHOTO-2023-08-03-20-23-22-edited-600x600.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>
</figure>



<p class="has-text-align-center has-dark-gray-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-99543a03e77b8d1d16a543fdd63edd46">Tombe Lattanzi : restitution de Gino Rosi, 1925 © Photo : Archives de fouilles, Etruria meridionale</p>



<p><strong>Une parataxe héroïque : des <em>exempla</em> plutôt qu’une histoire</strong></p>



<p>Le décor du vase n’est pas narratif au sens grec du terme. Il adopte une disposition paratactique&nbsp;: les héros ne racontent pas un épisode précis, mais forment une<strong> suite de figures exemplaires évoquant courage, loyauté et mort glorieuse</strong> — autant de valeurs destinées à accompagner symboliquement le défunt.</p>



<p>Sur la Face A, <strong>Ajax </strong>domine la composition. Son armure arbore un <em>gorgoneion </em>(tête de Méduse) et son bouclier est rehaussé de bleu, couleur rare et prestigieuse dans la céramique étrusque. Ici, Ajax n’est pas la figure sombre et tragique souvent représentée, mais un guerrier magnifié, personnage central du dispositif.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1057" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Stamnos-in-situ-site-2048x1356-1-1057x700.jpg" alt="" class="wp-image-555215" style="width:528px;height:auto" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Stamnos-in-situ-site-2048x1356-1-1057x700.jpg 1057w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Stamnos-in-situ-site-2048x1356-1-160x106.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Stamnos-in-situ-site-2048x1356-1-376x250.jpg 376w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Stamnos-in-situ-site-2048x1356-1-768x509.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Stamnos-in-situ-site-2048x1356-1-1200x795.jpg 1200w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Stamnos-in-situ-site-2048x1356-1-1536x1017.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Stamnos-in-situ-site-2048x1356-1-600x397.jpg 600w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Stamnos-in-situ-site-2048x1356-1.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1057px) 100vw, 1057px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center has-small-font-size"><em>Stamnos in situ</em> © Photo Renaud Bernadet/SABAP Etruria meridionale</p>



<p><br>À ses côtés, <strong>Achille </strong>apparaît dans une posture singulière : les jambes parfaitement statiques, le haut du corps saisi en mouvement. Cette tension interne crée une ambivalence volontaire comme si le peintre interrogeait une forme de contradiction ou de dualité du héros.<br>Un troisième personnage, probablement <strong>Nestor</strong>, porte un palmier stylisé, son emblème traditionnel. Vincent Jolivet rappelle avec humour que, dans l’Iliade, Nestor est déjà « trop vieux pour la guerre » — environ 45 ans selon nos critères modernes — et que cette représentation semble précisément jouer de cette ironie en soulignant le retrait nécessaire du vieil sage.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="884" height="345" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image4-1.jpg" alt="" class="wp-image-555271" style="aspect-ratio:1.7777777777777777;object-fit:contain;width:540px;height:auto" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image4-1.jpg 884w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image4-1-160x62.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image4-1-768x300.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image4-1-600x234.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 884px) 100vw, 884px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center has-small-font-size">Nestor (?), Achille et Ajax © Photo Renaud Bernadet/SABAP Etruria meridionale</p>



<p>La Face B montre <strong>Troïlos</strong>, jeune fils de Priam, près d’une fontaine surmontée d’une tête de lion tirant la langue — indice du sanctuaire d’Apollon où, selon la tradition, Achille le tue. Une seconde figure, armée, pourrait représenter Penthésilée, mais l’art étrusque tardif tend à neutraliser les différences de genre : mêmes proportions, mêmes traits, même gestuelle, d’où une identification prudente.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="466" height="262" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image3-edited.png" alt="" class="wp-image-555335" style="width:532px;height:auto" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image3-edited.png 466w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/11/Image3-edited-160x90.png 160w" sizes="auto, (max-width: 466px) 100vw, 466px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center has-small-font-size">Face B © Photo Renaud Bernadet/SABAP Etruria meridionale</p>



<p>Les asphodèles qui encadrent la Face A — plante associée aux morts dans la tradition méditerranéenne — rappellent que l’on ne voit pas une simple scène mythologique, mais une véritable<strong> mise en scène funéraire</strong> : un dialogue visuel entre les vivants et l’au-delà. Les héros grecs ne sont plus ici des figures étrangères ; ils deviennent les reflets idéalisés des familles aristocratiques étrusques. À travers le vase de la nécropole Lattanzi, l’Étrurie tardive se révèle dans toute son inventivité, entre héritage grec, traditions locales et affirmation d’une identité visuelle propre.</p>



<p><em>Arpamed remercie chaleureusement Stéphane Aubert et Lamia Içame pour leur accueil, ainsi que Vincent Jolivet pour une présentation aussi rigoureuse qu’inspirante.</em></p>



<p>Page du projet&nbsp;: <a href="https://www.arpamed.fr/projets/arpamed-a-soutenu/projets-2024/norchia-la-tombe-lattanzi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.arpamed.fr/projets/arpamed-a-soutenu/projets-2024/norchia-la-tombe-lattanzi/</a> </p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Prix Master 2025</title>
		<link>https://www.arpamed.fr/prix-master-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arpamed]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 09:44:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.arpamed.fr/?p=488480</guid>

					<description><![CDATA[<p>Arpamed relance son prix Master pour l’archéologie en Méditerranée. Le prix 2025 couronnera un mémoire de M2 recherche soutenu avec succès en 2022, 2023 ou 2024 et concernant l’archéologie sur le pourtour méditerranéen ou l’archéologie sous-marine en Méditerranée, sans restriction de période. Peuvent concourir des mémoires d’archéologie, d’histoire, histoire de l’art, anthropologie, science de l’antiquité. &#8230; <a href="https://www.arpamed.fr/prix-master-2025/" class="more-link">Voir plus <span class="screen-reader-text">Prix Master 2025</span> <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-778d7b9c27535fcea6009c326b841b94"><strong>Arpamed relance son prix Master pour l’archéologie en Méditerranée. Le prix 2025 couronnera un mémoire de M2 recherche soutenu avec succès en 2022, 2023 ou 2024 et concernant l’archéologie sur le pourtour méditerranéen ou l’archéologie sous-marine en Méditerranée, sans restriction de période. </strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="560" height="809" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Prix-Master-2025-560x809.jpg" alt="" class="wp-image-488486" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Prix-Master-2025-560x809.jpg 560w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Prix-Master-2025-160x231.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Prix-Master-2025-485x700.jpg 485w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Prix-Master-2025-111x160.jpg 111w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Prix-Master-2025.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px" /></figure>
</div>


<p><br>Peuvent concourir des mémoires d’archéologie, d’histoire, histoire de l’art, anthropologie, science de l’antiquité. Le prix sera décerné à l’automne 2025 après examen des dossiers par le conseil scientifique d’Arpamed .</p>



<p>Le jury sera attentif aux qualités scientifiques du mémoire, aux qualités de communication manifestées dans la rédaction, à la sensibilité de l’auteur aux enjeux de l’archéologie dans le monde méditerranéen.</p>



<p>D’un montant de 1 500 €, ce prix sera remis au lauréat lors d’un événement organisé par Arpamed en présence des mécènes du fonds.</p>



<p>Les dossiers (voir documents joints) sont à envoyer au plus tard le 5 octobre 2025.</p>



<div class="wp-block-file"><a id="wp-block-file--media-27d460df-42b2-4289-81eb-712c93b75a27" href="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Master-2025-1.pdf">Prix Master 2025</a><a href="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Prix-Master-2025-1.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-27d460df-42b2-4289-81eb-712c93b75a27">Télécharger</a></div>



<div class="wp-block-file"><a id="wp-block-file--media-c40a1487-a1d2-4334-b95d-151c25a0e7fb" href="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Formulaire-de-candidature-Prix-Master-2025.docx">Formulaire de candidature &#8211; Prix Master 2025</a><a href="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Formulaire-de-candidature-Prix-Master-2025.docx" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-c40a1487-a1d2-4334-b95d-151c25a0e7fb">Télécharger</a></div>



<div class="wp-block-file"><a id="wp-block-file--media-6fb2ecb1-d953-4441-898b-9ef6d6c4b831" href="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Prix-Master-2025.pdf">Affiche Prix Master 2025</a><a href="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/06/Affiche-Prix-Master-2025.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-6fb2ecb1-d953-4441-898b-9ef6d6c4b831">Télécharger</a></div>
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		<item>
		<title>Appel à projets 2026</title>
		<link>https://www.arpamed.fr/appel-a-projets-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arpamed]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 13:06:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.arpamed.fr/?p=479660</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#8212; L’appel est désormais clos. Le prochain appel à projet sera publié au printemps 2026 pour un soutien en 2027. &#8212; Les chercheurs et équipes français porteur d&#8217;un projet de fouilles archéologiques, exposition, restauration de sites et d’artefacts archéologiques concernant l’espace méditerranéen peuvent déposer un dossier qui sera examiné en vue d’un soutien en 2026. &#8230; <a href="https://www.arpamed.fr/appel-a-projets-2026/" class="more-link">Voir plus <span class="screen-reader-text">Appel à projets 2026</span> <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="756" height="756" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/05/Affiche-appel-a-projets-2026.jpg" alt="" class="wp-image-479620" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/05/Affiche-appel-a-projets-2026.jpg 756w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/05/Affiche-appel-a-projets-2026-160x160.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2025/05/Affiche-appel-a-projets-2026-700x700.jpg 700w" sizes="auto, (max-width: 756px) 100vw, 756px" /></figure>
</div>


<p>&#8212; L’appel est désormais clos. Le prochain appel à projet sera publié au printemps 2026 pour un soutien en 2027. &#8212; Les chercheurs et équipes français porteur d&rsquo;un projet de fouilles archéologiques, exposition, restauration de sites et d’artefacts archéologiques concernant l’espace méditerranéen peuvent déposer un dossier qui sera examiné en vue d’un soutien en 2026.</p>



<p>Les détails de l’appel à projet et le dossier de demande de financement sont à retrouver sur la page :&nbsp;<a href="https://www.arpamed.fr/le-fonds-de-dotation/proposer-un-projet/">Proposer un projet | Arpamed</a>.</p>



<p>Cette année, la date limite pour déposer une demande de financement est le 30 septembre 2025. Le processus de sélection s’achèvera début 2026.</p>



<p>Pour en savoir plus sur les projets soutenus précédemment par le fonds :&nbsp;<a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Projets en cours</a>&nbsp;/&nbsp;<a href="https://www.arpamed.fr/projets/arpamed-a-soutenu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arpamed a soutenu</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Coffre-fort romain de Rirha : ce que cachent les Bacchantes</title>
		<link>https://www.arpamed.fr/le-coffre-fort-romain-de-rirha-ce-que-cachent-les-bacchantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arpamed]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 13:41:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.arpamed.fr/?p=378245</guid>

					<description><![CDATA[<p>[Projet 2024] L’agglomération antique de Rirha est située dans le nord du Maroc actuel. Depuis 2005, une équipe franco-marocaine d’archéologues y explore les ruines d’une agglomération occupée de l’époque maurétanienne (Ve s. av. J.- C.) à l’époque médiévale (XIVe s.). En 2011, la fouille a livré les restes exceptionnellement bien préservés d’un coffre-fort en métal &#8230; <a href="https://www.arpamed.fr/le-coffre-fort-romain-de-rirha-ce-que-cachent-les-bacchantes/" class="more-link">Voir plus <span class="screen-reader-text">Le Coffre-fort romain de Rirha : ce que cachent les Bacchantes</span> <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-89ee20c319a9194fb2b0ab06fcb08984"><strong>[<a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Projet 2024</a>] L’agglomération antique de Rirha est située dans le nord du Maroc actuel. Depuis 2005, une équipe franco-marocaine d’archéologues y explore les ruines d’une agglomération occupée de l’époque maurétanienne (V<sup>e</sup> s. av. J.- C.) à l’époque médiévale (XIV<sup>e</sup> s.). En 2011, la fouille a livré les restes exceptionnellement bien préservés d’un coffre-fort en métal orné de médaillons en relief figurant des bacchantes, tandis qu’au revers est conservé un système de serrurerie complexe.</strong></p>


<div class="wp-block-image is-style-rounded">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="1053" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/1-Coffre-restaure-1053x700.jpg" alt="" class="wp-image-378252" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/1-Coffre-restaure-1053x700.jpg 1053w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/1-Coffre-restaure-160x106.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/1-Coffre-restaure-376x250.jpg 376w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/1-Coffre-restaure-768x511.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/1-Coffre-restaure-1200x798.jpg 1200w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/1-Coffre-restaure-1536x1021.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/1-Coffre-restaure-2048x1362.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1053px) 100vw, 1053px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le coffre restauré © Mission Rirha</figcaption></figure>
</div>


<p><a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/le-coffre-fort-aux-bacchantes-de-la-restauration-a-lexposition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le projet soutenu par le fonds de dotation Arpamed</a> a pour objectif de poursuivre la restauration de cette œuvre unique permettant ainsi son étude et sa valorisation auprès du grand public. Découvert lors de la fouille d’un niveau d’incendie qui a ravagé, dans la seconde moitié du III<sup>e</sup> s. ap. J.-C., un îlot à l’est de l’agglomération antique, le coffre avait été brûlé et écrasé dans l’effondrement de l’édifice.</p>



<p>En 2022, soit plus de 10 ans après sa découverte, la paroi principale du coffre a été exportée au Laboratoire A-Corros d’Arles pour y être restaurée grâce au soutien et au financement de l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP, Rabat) et de la Direction du patrimoine Culturel du Maroc, les deux relevant du Ministère de la Jeunesse, la Culture et la Communication du Maroc, du LabEx Archimede (Université Montpellier Paul Valéry), du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères de France et de la Casa de Velázquez. À l’issue de cette lourde opération de plus de 12&nbsp;mois, ayant mobilisé pas moins d’une quinzaine de personnes, le coffre restauré a rejoint le Maroc et a été monté sur un socle dans la perspective de son exposition.</p>



<p>L’intérêt esthétique et technique de cette œuvre est désormais manifeste. En effet, la vingtaine de bustes de bacchantes en haut-relief qui ornait la face antérieure est d’une grande qualité d’exécution. En outre, le revers dévoile un ingénieux système de verrouillage dit «&nbsp;à étapes&nbsp;» dont la complexité transparaît à travers le nombre d’éléments métalliques qui le composent et leur agencement.</p>



<figure class="wp-block-video aligncenter"><video height="1048" style="aspect-ratio: 1246 / 1048;" width="1246" controls src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/2-Modelisation.mp4"></video><figcaption class="wp-element-caption">Modélisation © Mission Rirha &#8211; Daniela Peloso (Ipso-Facto)</figcaption></figure>



<p>Dans son état actuel, le coffre restauré dispose de 12 médaillons (9 bustes) sur les 21 présents à l’origine, mais de nombreux éléments du coffre se sont détachés au moment de l’incendie. L’actuel projet soutenu par Arpamed a pour objectif la restauration de huit autres médaillons. C’est dans ce cadre qu’une mission d’étude préalable s’est déroulée au printemps 2024 à l’INSAP, où sont actuellement conservés aussi bien le coffre soclé que les éléments non restaurés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="933" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/3-Travail-en-cours-933x700.jpg" alt="" class="wp-image-378284" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/3-Travail-en-cours-933x700.jpg 933w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/3-Travail-en-cours-160x120.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/3-Travail-en-cours-768x576.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/3-Travail-en-cours-1079x809.jpg 1079w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/3-Travail-en-cours.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 933px) 100vw, 933px" /><figcaption class="wp-element-caption">Travail en cours © Mission Rirha</figcaption></figure>
</div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="933" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/4-Interventions-ponctuelles-933x700.jpg" alt="" class="wp-image-378298" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/4-Interventions-ponctuelles-933x700.jpg 933w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/4-Interventions-ponctuelles-1079x809.jpg 1079w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/4-Interventions-ponctuelles-160x120.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/4-Interventions-ponctuelles-768x576.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/4-Interventions-ponctuelles-1536x1152.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/4-Interventions-ponctuelles-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 933px) 100vw, 933px" /><figcaption class="wp-element-caption">Interventions ponctuelles © Mission Rirha &#8211; Marine Crouzet (A-Corros)</figcaption></figure>
</div>


<p>Après inventaire de l’ensemble des fragments attribuables au coffre, plusieurs actions ont été engagées dans la perspective de la restauration complémentaire&nbsp;: remontage à blanc, recherches de correspondances avec la partie restaurée, relevés, photographies, interventions ponctuelles de consolidation ou collage, emballage numéroté des fragments. Marine Crouzet, restauratrice du laboratoire A-Corros a bénéficié de l’aide d’un étudiant stagiaire. Le travail s’est effectué dans les locaux de l’INSAP avec la coordination de M. Kbiri Alaoui, E. Rocca et C. Carrato, co-directeurs de la mission de Rirha, grâce à l’accueil du Directeur de l’INSAP, M. Abdeljalil Bouzouggar.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="633" height="686" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/5-essai-de-remontage.jpg" alt="" class="wp-image-378317" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/5-essai-de-remontage.jpg 633w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/5-essai-de-remontage-160x173.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/5-essai-de-remontage-148x160.jpg 148w" sizes="auto, (max-width: 633px) 100vw, 633px" /><figcaption class="wp-element-caption">Essai de remontage © Mission Rirha &#8211; Marine Crouzet (A-Corros)</figcaption></figure>
</div>


<p>Au total, 8 bustes et 6 disques de médaillons (associés ou non avec ces bustes) ont été retenus comme prioritaires et ont exportés en France à l’automne 2024 pour une restauration fin 2024-début 2025 par le laboratoire A-Corros.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="933" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/6-remontage-933x700.jpg" alt="" class="wp-image-378329" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/6-remontage-933x700.jpg 933w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/6-remontage-1079x809.jpg 1079w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/6-remontage-160x120.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/6-remontage-768x576.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/6-remontage-1536x1152.jpg 1536w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/6-remontage-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 933px) 100vw, 933px" /><figcaption class="wp-element-caption">Remontage © Mission Rirha &#8211; Marine Crouzet (A-Corros)</figcaption></figure>
</div>


<p class="has-text-align-right"><em>Par Elsa Rocca, porteuse du projet.</em></p>



<p><strong>Pour en savoir plus&nbsp;:</strong></p>



<p><a href="https://insap.ac.ma/recherche-archeologiques-a-rirha-gilda/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le programme Rirha</a> est dirigé par E. Rocca (Université Paul Valéry, Montpellier 3), M. Kbiri Alaoui (INSAP) et C. Carrato (Mosaïques Archéologie) et soutenu par l’<a href="https://insap.ac.ma/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP, Rabat)</a>, le <a href="https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique-et-universitaire/l-archeologie-et-la-protection-du-patrimoine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères</a>, la <a href="https://archeocvz.hypotheses.org/category/programmes-pluriannuels/rirha-sidi-slimane-maroc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Casa de Velázquez (Madrid)</a>, l’Université Paul Valéry de Montpellier 3, et le <a href="https://www.asm.cnrs.fr/les-fouilles/rihra/111-les-fouilles-de-rirha" target="_blank" rel="noreferrer noopener">laboratoire Archéologie des Sociétés méditerranéennes (CNRS-UMR5140)</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.arpamed.fr/le-coffre-fort-romain-de-rirha-ce-que-cachent-les-bacchantes/">Le Coffre-fort romain de Rirha : ce que cachent les Bacchantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arpamed.fr">Arpamed</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;édifice de Marmarokopio : un phare pour Délos.</title>
		<link>https://www.arpamed.fr/ledifice-de-marmarokopio-un-phare-pour-delos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arpamed]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 11:02:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>[Projet 2024 et 2025] L’île de Délos, site archéologique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est l’un des lieux les plus importants du monde grec antique : lieu de naissance d’Apollon dans la mythologie, elle abrite un sanctuaire célèbre dans tout le monde égéen et au-delà et constitue, à l’époque hellénistique, l’un des ports les plus &#8230; <a href="https://www.arpamed.fr/ledifice-de-marmarokopio-un-phare-pour-delos/" class="more-link">Voir plus <span class="screen-reader-text">L&#8217;édifice de Marmarokopio : un phare pour Délos.</span> <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.arpamed.fr/ledifice-de-marmarokopio-un-phare-pour-delos/">L&rsquo;édifice de Marmarokopio : un phare pour Délos.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arpamed.fr">Arpamed</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-4d828f8e2ab847bd3b0ced6888bc217a"><strong>[<a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/un-phare-monumental-pour-delos/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Projet 2024</a> et <a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/le-phare-de-marmarokopio/">2025</a>] L’île de Délos, site archéologique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est l’un des lieux les plus importants du monde grec antique : lieu de naissance d’Apollon dans la mythologie, elle abrite un sanctuaire célèbre dans tout le monde égéen et au-delà et constitue, à l’époque hellénistique, l’un des ports les plus importants de Méditerranée. L’entrée sud du chenal de Délos a été équipée d’un dispositif remarquable : un phare monumental en marbre, à trois étages. Il constitue l’un des rares exemples archéologiquement connus de ce type d’édifices dans le monde méditerranéen antique et fournit une variante architecturale extrêmement intéressante du célèbre phare d’Alexandrie. L’étude de ce monument inédit est menée par une mission de l’Ecole française d’Athènes en collaboration avec l’Éphorie des Cyclades, dans le cadre d’une mission de prospection générale de l’île de Rhénée dirigée par Zozi Papadopoulou, directrice des antiquités classiques de l’Éphorie des Cyclades.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-medium is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="1050" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image1-1050x700.jpg" alt="" class="wp-image-376584" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image1-1050x700.jpg 1050w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image1-160x107.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image1-376x250.jpg 376w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image1-768x512.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image1.jpg 1110w" sizes="auto, (max-width: 1050px) 100vw, 1050px" /><figcaption class="wp-element-caption">Délos vue depuis le phare de Marmarokopio © Stéphanie Maillot.</figcaption></figure>



<p>Ce phare monumental est situé sur l’île qui fait face à Délos vers l’ouest, Rhénée, dont la partie méridionale a été intégrée au territoire de Délos. Délos exploite les riches terres agricoles de Rhénée et a transféré sa nécropole sur la côte sud-est de cette île dès la deuxième moitié du VI<sup>e</sup> s. av. J.‑C.</p>



<p>L’édifice est situé sur un promontoire à environ 43 mètres d’altitude, sur une colline appelée Marmarokopio, «&nbsp;l’endroit où on découpe le marbre&nbsp;», un nom qui vient de la carrière antique située sur sa pente nord et peut-être aussi des restes de débitage de blocs antiques dans cette zone. Le monument se situe à la pointe extrême d’une bande rocheuse, d’environ un km de large sur 3 km de long, sur laquelle s’est développée la nécropole. C’est le point d’observation maritime le plus favorable de Rhénée, et même de Délos, qui offre une vue sur toutes les Cyclades environnantes.</p>



<figure class="wp-block-video aligncenter"><video height="720" style="aspect-ratio: 1280 / 720;" width="1280" controls src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Montage-Marmarokopio-2.mov"></video><figcaption class="wp-element-caption"> © Lionel Fadin &#8211; EfA.</figcaption></figure>



<p>L’amoncellement de blocs de marbre, dont beaucoup avoisinent une tonne, est rare à Délos et à Rhénée et évoque un monument public, ou du moins une construction hors norme.&nbsp;Les vestiges de Marmarokopio connus depuis longtemps ont dans un premier temps été interprétés comme ceux d’un temple. F. Piacenza publie en 1637 une carte de Délos et Rhénée et mentionne à cet endroit un « temple de Diane ». En effet, selon l’<em>Hymne homérique à Apollon</em>, Rhénée aurait été l’île de naissance d’Artémis : ainsi il y aurait eu partage des deux îles entre elle et son jumeau Apollon, dieu de Délos. De fait, le très riche corpus épigraphique de Délos, notamment les comptes et inventaires de gestion du sanctuaire d’Apollon, mentionne trois temples d’Artémis à Délos et Rhénée.</p>



<p>L’interprétation de l’édifice comme un temple a été contestée par R. Charre, M.-Th. Le Dinahet et V. Yannouli en 1993, qui ont présenté l’hypothèse d’un phare. Les arguments sont les suivants&nbsp;: l’intérêt topographique du lieu et «&nbsp;l’existence d’un monument circulaire », que les auteurs estiment d’époque hellénistique d’après les crampons sur les blocs. Ils relèvent également une fondation en granit d’un bâtiment carré (7,40 sur 7,40 m), qu’ils considèrent comme un autre édifice, sans rapport avec les vestiges du phare supposé.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="975" height="650" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image2.jpg" alt="" class="wp-image-376602" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image2.jpg 975w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image2-160x107.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image2-376x250.jpg 376w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image2-768x512.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 975px) 100vw, 975px" /><figcaption class="wp-element-caption">Nettoyage de la zone, juillet 2024 © Stéphanie Maillot.</figcaption></figure>
</div>


<p>La mission de juillet 2024 a permis le nettoyage de la zone, le relevé de la fondation carrée, l’inventaire et le relevé de 378 blocs architecturaux (mesures, croquis, photographies de l’ensemble et photogrammétrie d’une centaine de blocs).</p>



<p>On ne relève aucun tambour de colonne, ni bloc d’entablement, ce qui permet d’écarter l’hypothèse d’un temple. Par ailleurs, nous avons pu identifier trois types de blocs en marbre&nbsp;: rectangulaires, circulaires et polygonaux. On peut donc déjà affirmer qu’il n’y a qu’un seul édifice, qui se rapporte à la fondation carrée, et qu’il est composé de trois étages, un premier étage carré, un étage circulaire et un étage polygonal.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="855" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image3-855x700.jpg" alt="" class="wp-image-376614" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image3-855x700.jpg 855w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image3-160x131.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image3-768x628.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image3.jpg 974w" sizes="auto, (max-width: 855px) 100vw, 855px" /><figcaption class="wp-element-caption">La fondation carrée du phare de Marmarokopio, orthophotographie D. Bartzis-V. Eugenikou</figcaption></figure>
</div>


<p>Le premier niveau, carré, constitue peut-être une sorte de podium en escalier&nbsp;:&nbsp;quatre blocs rectangulaires sont encore en place. Le deuxième niveau est circulaire&nbsp;; il est orné à sa base et à son sommet d’une assise moulurée de marbre bleu, qui contraste avec le corps en marbre blanc. Le troisième étage, polygonal, est plus exactement triangulaire. La forme de ce dernier étage peut évoquer une base pour un trépied, qui pourrait consister en un système de feu. L’ensemble a certainement dépassé les 10 mètres de haut.</p>



<p>On a également relevé de très nombreux blocs de poros (grès local) dans toute la zone d’effondrement : la présence de ce type de matériau est particulièrement intéressante&nbsp;; ils doivent être replacés à l’intérieur de la tour. Reste à déterminer la composition intérieure de l’édifice&nbsp;et son fonctionnement concret : tour creuse avec espace interne de stockage et dispositif menant à un foyer sommital, ou tour pleine avec aménagements extérieurs et annexes&nbsp;?&nbsp;L’analyse doit prendre en compte l’existence d’une porte, dont restent quelques blocs à l’est du monument. La suite de l’étude s’attachera à comprendre le dispositif selon lequel elle pourrait être intégrée au deuxième niveau, circulaire, et à déterminer si cette porte est fonctionnelle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="467" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image4-467x700.jpg" alt="" class="wp-image-376626" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image4-467x700.jpg 467w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image4-160x240.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image4-539x809.jpg 539w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image4-107x160.jpg 107w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image4.jpg 688w" sizes="auto, (max-width: 467px) 100vw, 467px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les différents types de blocs sur le site&nbsp;: rectangulaires et circulaires avec scellements provenant des deux premiers étages&nbsp;; à gauche, bloc de poros provenant du remplissage intérieur du monument. © Stéphanie Maillot.</figcaption></figure>
</div>


<p>Le monument de Marmarokopio relève donc du type des tours à degrés et superposition de niveaux, attestés comme phares en de nombreux endroits de la Méditerranée (Césarée de Maurétanie, Portus, Cadix, Patara) et sur de nombreuses représentations (comme celle des <em>stationes</em> de la place des corporations à Ostie), devenues populaires à la suite du célèbre phare d’Alexandrie. Au vu des rapports étroits entre Délos et Alexandrie à l’époque hellénistique, cette référence paraît tout à fait envisageable. Au-delà de sa fonction maritime, la richesse du monument serait le symbole de la réussite commerciale de Délos. Cependant, la tour de Délos ne reproduit pas le «&nbsp;modèle&nbsp;» du phare d’Alexandrie. Dans l’état actuel de nos connaissances, la configuration de la tour de Délos est unique dans l’Antiquité. La suite de son étude permettra d’affermir les premières hypothèses de restitution et de préciser le fonctionnement du monument. Nous n’avons pas identifié de fragments de sole de foyer pour un éclairage de nuit.&nbsp;Cependant il existe de nombreux systèmes de feu et de signalisation qui n’impliquent pas de foyer important, mais font appel à une ingénierie complexe, notamment avec des miroirs, qui peuvent ne pas laisser de traces archéologiques.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="582" height="683" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image5.jpg" alt="" class="wp-image-376639" style="width:582px;height:auto" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image5.jpg 582w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image5-160x188.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image5-136x160.jpg 136w" sizes="auto, (max-width: 582px) 100vw, 582px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photogrammétrie d’un bloc polygonal © Stéphanie Maillot.</figcaption></figure>
</div>


<p>On ne peut pas non plus exclure que l’édifice soit un tombeau-phare, fonctionnel ou non, comme le tombeau monumental de Taposiris Magna, réplique du phare d’Alexandrie, ou le <em>mnèma</em> d’Akeratos à Thasos.</p>



<p>Il est en tout cas certain que le monument a la fonction d’un amer et il est très probable qu’il s’agisse d’un phare. Plusieurs arguments permettent d’appuyer cette hypothèse :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la situation géographique et la vue panoramique sur toutes les Cyclades alentour.</li>



<li>L’aménagement de la colline de Marmarokopio&nbsp;: l’existence d’un bâtiment contigu en appareil de gneiss, que nous avons relevé lors de cette campagne, qui évoque une pièce ou un édifice fonctionnel en rapport avec le monument de marbre.</li>



<li>L’existence de plusieurs voies d’accès (à étudier lors de la prochaine campagne en 2025) témoignent de l’importance particulière du monument.</li>



<li>La présence d’un édifice juste en face de la colline de Marmarokopio, à la pointe extrême sud de Délos sur la presqu’île de Kherroniso, interprété comme un phare par Ph. Bruneau.&nbsp;Cet édifice, qui sera relevé en 2025, est particulièrement intéressant dans la perspective de l’identification du monument de Marmarokopio : les dimensions et la forme de la fondation sont assez semblables à celles du monument de Rhénée, mais il s’agit d’une construction en appareil délien courant et aucun bloc de marbre n’est identifiable. La raison en est sans doute que cet édifice fonctionnel n’est pas visible de Délos, alors que celui de Rhénée peut être vu de l’ensemble de la ville et d’autres îles voisines.</li>
</ul>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="1050" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image6-1050x700.jpg" alt="" class="wp-image-376648" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image6-1050x700.jpg 1050w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image6-160x107.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image6-376x250.jpg 376w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image6-768x512.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image6-1200x800.jpg 1200w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/12/Image6.jpg 1236w" sizes="auto, (max-width: 1050px) 100vw, 1050px" /><figcaption class="wp-element-caption">Presqu’île de Kherroniso, où se situe un autre phare à l’entré sud du chenal de Délos, vue depuis le phare de Marmarokopio © Stéphanie Maillot.</figcaption></figure>
</div>


<p>L’étude du monument de Marmarokopio ouvre donc des perspectives tout à fait nouvelles dans les recherches sur les tours monumentales dans le monde méditerranéen antique et elle constitue une étape importante dans la connaissance du paysage portuaire de Délos. Elle donne en effet une idée précise de la mise en scène du chenal entre les deux littoraux urbains qui se font face et de la richesse de ses aménagements. Ce phare constitue enfin un cas remarquable pour l’étude de la signalisation des côtes et des ports dans la Méditerranée antique.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Par Stéphanie Maillot, porteuse du projet.</em></p>



<p>A voir aussi : <a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/un-phare-monumental-pour-delos/">La page du projet 2024</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.arpamed.fr/ledifice-de-marmarokopio-un-phare-pour-delos/">L&rsquo;édifice de Marmarokopio : un phare pour Délos.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arpamed.fr">Arpamed</a>.</p>
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		<item>
		<title>Appel à projets 2025</title>
		<link>https://www.arpamed.fr/appel-a-projets-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arpamed]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jun 2024 15:16:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.arpamed.fr/?p=291348</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#8212;&#8211; L’appel est désormais clos. Le prochain appel à projet sera publié au printemps 2025 pour un soutien en 2026. &#8212;&#8211; Tout projet de fouilles archéologiques, exposition, restauration de sites et d&#8217;artefacts archéologiques concernant l&#8217;espace méditerranéen peut déposer un dossier qui sera examiné en vue d&#8217;un soutien en 2025. Retrouvez le détail de l&#8217;appel à &#8230; <a href="https://www.arpamed.fr/appel-a-projets-2025/" class="more-link">Voir plus <span class="screen-reader-text">Appel à projets 2025</span> <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-0f9f5794075cfc7914a759a41fa9560b">&#8212;&#8211; <strong><em>L’appel est désormais clos. Le prochain appel à projet sera publié au printemps 2025 pour un soutien en 2026.</em></strong> &#8212;&#8211;</p>


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<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="700" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/06/Affiche-appel-a-projets-2025-700x700.jpg" alt="" class="wp-image-291251" style="aspect-ratio:1;object-fit:cover" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/06/Affiche-appel-a-projets-2025-700x700.jpg 700w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/06/Affiche-appel-a-projets-2025-160x160.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/06/Affiche-appel-a-projets-2025.jpg 756w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>
</div>


<p>Tout projet de fouilles archéologiques, exposition, restauration de sites et d&rsquo;artefacts archéologiques concernant l&rsquo;espace méditerranéen peut déposer un dossier qui sera examiné en vue d&rsquo;un soutien en 2025.</p>



<p>Retrouvez le détail de l&rsquo;appel à projet et le dossier de demande de financement sur la page :&nbsp;<a href="https://www.arpamed.fr/le-fonds-de-dotation/proposer-un-projet/">Proposer un projet | Arpamed</a>.</p>



<p>Cette année, la date limite pour déposer une demande de financement est le 30 septembre 2024. Le processus de sélection s&rsquo;achèvera début 2025.</p>



<p></p>



<p>Retrouvez les projets soutenus précédemment par le fonds : <a href="https://www.arpamed.fr/projets/projets-en-cours/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Projets en cours</a> / <a href="https://www.arpamed.fr/projets/arpamed-a-soutenu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arpamed a soutenu</a>.</p>
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		<title>Les femmes et l&#8217;archéologie, un double regard (2/2)</title>
		<link>https://www.arpamed.fr/les-femmes-et-larcheologie-un-double-regard-2-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Arpamed]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 May 2024 14:12:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lundi 11 mars 2024 a eu lieu au Musée de l’Homme une conférence-discussion autour du thème «&#160;Les femmes et l’archéologie, un double regard&#160;». Partie intégrante du cycle «&#160;Archéologie dans la cité&#160;» conçu par Anne Lehoërff (archéologue, professeure des universités, membre du conseil national de l’archéologie) et qui a démarré en 2021, la rencontre a &#8230; <a href="https://www.arpamed.fr/les-femmes-et-larcheologie-un-double-regard-2-2/" class="more-link">Voir plus <span class="screen-reader-text">Les femmes et l&#8217;archéologie, un double regard (2/2)</span> <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-red-color has-text-color has-link-color wp-elements-40063fe7353b7018f164a50a323261e7"><strong>Le lundi 11 mars 2024 a eu lieu au Musée de l’Homme une conférence-discussion autour du thème «&nbsp;Les femmes et l’archéologie, un double regard&nbsp;». Partie intégrante du <a href="https://heritages.cyu.fr/version-francaise/programmes-scientifiques/cycle-de-conferences-larcheologie-dans-la-cite" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cycle «&nbsp;Archéologie dans la cité&nbsp;»</a> conçu par Anne Lehoërff (archéologue, professeure des universités, membre du conseil national de l’archéologie) et qui a démarré en 2021, la rencontre a abordé la thématique sous deux angles&nbsp;: la place des femmes en archéologie, depuis ses débuts jusqu&rsquo;à nos jours, en France, à l&rsquo;étranger, dans les instances ou les programmes de recherche ; et la place de ce sujet dans les travaux de recherche en archéologie. Arpamed vous propose de revenir sur ces échanges passionnants.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="539" height="809" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/04/archeo-dans-la-cite_femmes-et-archeologie-539x809.png" alt="" class="wp-image-267696" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/04/archeo-dans-la-cite_femmes-et-archeologie-539x809.png 539w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/04/archeo-dans-la-cite_femmes-et-archeologie-1365x2048.png 1365w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/04/archeo-dans-la-cite_femmes-et-archeologie-160x240.png 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/04/archeo-dans-la-cite_femmes-et-archeologie-467x700.png 467w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/04/archeo-dans-la-cite_femmes-et-archeologie-768x1152.png 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/04/archeo-dans-la-cite_femmes-et-archeologie-1024x1536.png 1024w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/04/archeo-dans-la-cite_femmes-et-archeologie-107x160.png 107w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/04/archeo-dans-la-cite_femmes-et-archeologie-scaled.png 1367w" sizes="auto, (max-width: 539px) 100vw, 539px" /></figure>
</div>


<p>Le dialogue entre Anne Lehoërff, Aurélie Clemente-Ruiz (directrice du musée de l’Homme) et Rose-Marie Mousseaux (directrice du musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye) a &nbsp;exploré la façon dont les progrès technologiques et les changements dans les démarches scientifiques permettent de réexaminer le rôle des femmes dans l’histoire humaine (<a href="https://www.arpamed.fr/les-femmes-et-larcheologie-un-double-regard-1-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">partie 1 disponible ici</a>). Il a aussi rendu un juste hommage au travail des femmes dans l’archéologie depuis ses débuts, jusqu’à aujourd’hui où elles sont nombreuses sur le terrain mais font toujours face à certaines difficultés. Nous vous présentons ici le dernier aspect.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Femmes et terrains, hier et aujourd&rsquo;hui</h3>



<p>La place des femmes &nbsp;comme actrices de l’archéologie, et particulièrement sur le terrain est un thème important dans la réflexion sur les liens entre la science et la société. Pour reprendre Anne Lehoërff, oui, les femmes existent, ont existé dans l’histoire de l’archéologie, mais on les a peu vues. <strong>Il faut réexaminer le rôle qu’ont joué les femmes dans les découvertes et progrès archéologiques et dans la science archéologique</strong>, trop souvent effacées derrière un grand nom masculin ou cachées dans l’exercice de postes «&nbsp;en coulisses&nbsp;». Des démarches sont déjà entamées pour réécrire une histoire de l’archéologie à partir des traces laissées par ces femmes qui ont été sur le terrain.</p>



<p>Parmi les femmes pionnières,&nbsp;Marthe Péquart (1884-1963) a fouillé le site de Téviec évoqué dans la première partie de cette présentation dans les années 1920 avec son mari Saint-Just Péquart&nbsp;; Jane Dieulafoy (1851-1916) a accompagné son mari en Perse pour une campagne de prospection. Elle avait appris le persan et a été l’indispensable traductrice de l’expédition. Elle avait une dérogation pour porter un costume d’homme et coupait ses cheveux à la garçonne – ce qui interroge sur la question de l’habillement féminin, toujours un sujet aujourd’hui, et des moyens à prendre pour pouvoir travailler tranquillement – et fut l’une des premières&nbsp;femmes à recevoir la légion d’honneur (<a href="https://www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/epoque-contemporaine/jane-dieulafoy-lexploratrice-travestie-70119.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voir un article d&rsquo;Histoire &amp; Civilisations</a>).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-thumbnail"><img loading="lazy" decoding="async" width="376" height="250" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/M-et-St-J-Pequart-Teviec-1928-376x250.jpg" alt="" class="wp-image-282195"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Marthe et Saint-Just Péquart, Téviec, 1928</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Dorothy Garrod (1892-1968) et sa carrière montrent déjà des évolutions puisqu’elle a atteint un statut académique. Elle est l’une des premières professeures à l’université de Cambridge, où elle occupe la chaire d’archéologie de 1939 à 1952, un poste qui lui permet de continuer ses recherches comme paléontologue mais aussi de transmettre et de former de nouvelles générations, notamment féminines.</p>



<p>Ces pionnières nous ont laissé des traces de leurs conditions de vie sur les chantiers, certaines particulièrement féminines à l’image <a href="https://www.actu-culture.com/lobjet-du-mois-fouiller-les-dechets/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une boîte de bas utilisée comme contenant pour stocker des os d’animaux</a>. Ayant appartenu à Dorothy Garrod, elle a été léguée au Musée d’Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye par Suzanne Cassou de Saint-Mathurin, autre figure féminine archéologue et qui reçut ces objets par les réseaux académiques. Un témoignage du quotidien de vie et de recherche touchant.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="403" height="700" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/Boite-de-bas-©-Valorie-Go-403x700.jpg" alt="" class="wp-image-282276" srcset="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/Boite-de-bas-©-Valorie-Go-403x700.jpg 403w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/Boite-de-bas-©-Valorie-Go-160x278.jpg 160w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/Boite-de-bas-©-Valorie-Go-768x1333.jpg 768w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/Boite-de-bas-©-Valorie-Go-466x809.jpg 466w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/Boite-de-bas-©-Valorie-Go-885x1536.jpg 885w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/Boite-de-bas-©-Valorie-Go-1180x2048.jpg 1180w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/Boite-de-bas-©-Valorie-Go-92x160.jpg 92w, https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/Boite-de-bas-©-Valorie-Go-scaled.jpg 1181w" sizes="auto, (max-width: 403px) 100vw, 403px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Valorie Gô</figcaption></figure>
</div>


<p>A côté de ces femmes qui fouillaient, il ne faut pas oublier toutes celles qui étaient impliquées dans les chantiers, que ce soient les épouses des archéologues en chef qui géraient souvent toute l’organisation et l’intendance (en lien avec les normes sociales de l’époque), ou celles qui effectuaient les relevés, dessins, photographies etc., partie intégrante d’une étude archéologique et de la production scientifique. Dans les expéditions de Léo Frobenius par exemple, la plupart des relevés ont été effectués par des femmes, (considérées plus comme des dessinatrices que comme des archéologues), mais c’est lui qui est resté dans l’histoire. Identifier ces femmes et leur travail pour leur redonner leur juste place est un travail de fourmi.</p>



<p>La plupart de ces femmes qui allaient sur le terrain, quelle que soit leur responsabilité, le faisait juste après leurs études, alors qu’elles étaient encore célibataires et sans enfant. Une fois mariée et avec une famille, cela devenait plus difficile et elles basculaient souvent dans les musées et les collections, sauf si éventuellement leurs époux étaient eux-mêmes archéologues et qu’elles pouvaient donc les accompagner. Ainsi Hilda Petrie, d’abord embauchée pour effectuer des relevés et dessins, se marie avec Flinders Petrie et continue à aller sur le terrain. On peut noter qu’elle touchait un peu à tout et avait une forte personnalité, ce qui l’a probablement aidé à asseoir sa position.</p>



<p>Le travail derrière le terrain&nbsp;(inventaire, nettoyage…) a souvent été réalisé par de nombreuses femmes qui ont participé à l’étude et à la documentation des objets trouvés en fouilles. Elles sont malheureusement mal identifiées malgré leur nombre et leur implication dès les débuts de l’archéologie. Ce type de poste pose la question de répartition fonctionnelles dans les différents métiers de l’archéologie. Ces tâches de collection ou de nettoyage par exemple étaient-elles vues comme convenant à des femmes, «&nbsp;organisées, consciencieuses&nbsp;», et plus convenables que de partir sur des terrains parfois lointains&nbsp;? Le travail archéologique hors du terrain est de toute façon capital pour l’avancée de la science et c’est là où ces femmes ont fait beaucoup progresser la recherche.</p>



<p><strong>L’archéologie évolue dans le temps, et la place des acteurs sur le terrain aussi.</strong> Le terrain a longtemps été placé au cœur de l’archéologie, et une «&nbsp;vraie&nbsp;» carrière d’archéologue était nécessairement conditionnée par une expérience de terrain et par la découverte de trésors. Pourtant, cet adage «&nbsp;l’archéologie, c’est le terrain&nbsp;», mérite d’être bousculé aujourd’hui. <strong>L’archéologie est un ensemble de métiers, du terrain à la direction des musées, tous nécessaires à la science. Ce qui n’empêche que, sur le terrain, il est important que les femmes y aient une place légitime et sécurisée.</strong></p>



<p>Plus d’un siècle après le costume d’homme de Jane Dieulafoy, elles continuent à y être confronté au sexisme, tantôt de la part de collègues, tantôt du public fréquentant la zone étudiée. Pendant l’été 2023&nbsp;lors des fouilles au centre de la ville de Saint-Denis, la ville a été contrainte de mettre en place des affiches pour demander aux passants un bon comportement envers les femmes travaillant sur place. Si ce cas a été particulièrement <a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/saint-denis-des-femmes-archeologues-victimes-de-harcelement-aux-abords-d-un-chantier-de-fouilles-20230718" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médiatisé</a>, il n’est malheureusement pas isolé. Les panneaux rappellent d’ailleurs que depuis août 2018, l’outrage sexiste est une infraction pénale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-thumbnail"><img loading="lazy" decoding="async" width="376" height="250" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/affiche-saint-denis-376x250.jpg" alt="" class="wp-image-282227"/><figcaption class="wp-element-caption"><a href="https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/saint-denis-la-lutte-contre-le-harcelement-des-femmes-archeologues-cest-tout-un-chantier-25-07-2023-WS22U7G7MZBHRJYONX7OFYIVHE.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Saint-Denis, place Jean-Jaurès, mercredi 19 juillet. La Ville a lancé une campagne de sensibilisation au harcèlement sexuel dont sont victimes les femmes archéologues sur le chantier de fouille. LP/N.R</a></figcaption></figure>
</div>


<p>Toujours en ce qui concerne le sexisme sur le terrain, les langues se sont aussi déliées. Les prises de paroles et la formation de collectifs comme <a href="https://payetatruelle.wixsite.com/projet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le projet Paye ta truelle</a> ou <a href="https://archeoethique.wixsite.com/association">l’association Archéo-éthique</a> ont permis des avancées et l’apparition de la notion de «&nbsp;chantiers éthiques&nbsp;» avec des règles de fonctionnement, des préconisations et des conseils pour rendre un chantier confortable pour toutes et tous. <a href="https://archeoethique.wixsite.com/association/exposition-archeo-sexisme" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’exposition itinérante «&nbsp;Archéo-Sexisme&nbsp;»</a>, coorganisée par Archéo-Éthique et Paye ta Truelle, vise ainsi à promouvoir la culture scientifique et à encourager la&nbsp;mixité&nbsp;et l’égalité&nbsp;à travers une meilleure&nbsp;éthique&nbsp;dans le monde de la recherche &nbsp;</p>



<p>Auprès du grand public, les stéréotypes autour de l’archéologue, qu’il soit homme ou femme, sont tenaces. Indiana Jones est la figure d’un archéologue, aventurier avant tout et armé pour faire face aux dangers qu’il rencontre. Lara Croft, sa version féminine, a sans doute les mêmes qualités mais est beaucoup plus dénudée. Un imaginaire sexiste donc, qui colle toujours aux femmes archéologues. Cette image fantasmée est pourtant loin de la réalité du terrain où elles sont souvent couvertes pour se protéger du soleil, du vent, de la pluie, de la poussière, de la boue… Ces décalages entre les fantasmes autour de l’archéologie et le concret du quotidien sont illustrés avec humour par <a href="https://www.facebook.com/celinepiret.illustration.archeo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Céline Piret dans ses <em>Arkéofacts</em></a><em>.</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-thumbnail"><img loading="lazy" decoding="async" width="376" height="250" src="https://www.arpamed.fr/wp-content/uploads/2024/05/Celine-Piret-girl-archeologist-376x250.png" alt="" class="wp-image-282244"/><figcaption class="wp-element-caption">© Céline Piret 2017</figcaption></figure>
</div>


<p>Quels sont les chiffres aujourd’hui de la présence féminine sur le terrain&nbsp;? Une étude autour des principaux acteurs de l’archéologie préventive sur le territoire français&nbsp;a montré qu’actuellement les hommes sont majoritaires, particulièrement dans les directions. Les générations entrantes ont une forte présence féminine et on peut donc penser que la situation est amenée à évoluer, en prenant néanmoins en compte que les postes d’entrée sans beaucoup d’évolution (temps partiels, contrats courts…) sont, comme souvent, occupés majoritairement par des femmes. Les chiffres des étudiants en archéologie amènent à un autre constat&nbsp;: une majorité féminine à l’entrée mais un taux de déperdition important entre les études et l’arrivée à des postes… Cette différence mériterait d’être étudiée mais il semble qu’il faut donc continuer à œuvrer pour que l’archéologie soit un domaine professionnel accueillant pour les femmes.</p>



<p>Malgré cela, les femmes archéologues sont bien plus présentes aujourd’hui qu’il y a un siècle, sur le terrain et dans tous les métiers de l’archéologie. Chez Arpamed, de nombreux projets depuis nos débuts ont été menés par des femmes. En 2024, la majorité des projets déposés et retenus (par les conseils scientifique et d’administration qui montrent une parité réjouissante) ont une femme à leur tête ou dans l’équipe dirigeante, auxquelles s’ajoutent bien sûr toutes celles qui font partie des équipes intervenant dans les missions. La variété des projets concernés représente de nombreuses facettes de l’archéologie et montre la présence de femmes dorénavant à tous les postes et leur excellence à ceux-ci.</p>



<p class="has-dark-gray-color has-text-color has-link-color wp-elements-373521b51abac5deb91d81d080f310e6"></p>



<p class="has-text-align-left"><em>En conclusion, cette rencontre a aussi été l’occasion d’insister sur le fait que l’histoire de l’humanité et sa compréhension concerne tout le monde, pas que les hommes ou que les femmes. <strong>Réajuster notre compréhension des sociétés qui nous précédées au fur et à mesure des nouvelles découvertes, des avancées techniques et des progrès dans les démarches scientifiques est le signe d’une science en mouvement</strong>. Ce dynamisme est nécessaire au respect de l’ensemble des personnes et des sociétés qui nous ont précédées, notamment des femmes de la Préhistoire aux premières archéologues, et à l’intégrité de la recherche. Pour que les archéologues d’aujourd’hui et de demain puissent œuvrer au mieux, continuons à améliorer et diversifier les pratiques.</em></p>



<p class="has-text-align-right has-small-font-size">Ombline de Perthuis</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Pour aller plus loin :</p>



<p><strong>Projet </strong>« Les femmes dans l’archéologie de la Grèce », coordonné par Maguelone Bastide et Sylviane Déderix (co-responsable du <a href="https://www.arpamed.fr/projets/arpamed-a-soutenu/projets-2023/voyage-au-centre-de-la-terre-les-mines-du-laurion-en-grece/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet Thorikos soutenu par Arpamed</a>), sous l’égide de l’Ecole française d’Athènes : <a href="https://www.efa.gr/les-femmes-dans-larcheologie-de-la-grece/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.efa.gr/les-femmes-dans-larcheologie-de-la-grece/</a></p>



<p>La première journée d’étude:&nbsp;<a href="https://www.efa.gr/events/08-03-2023-workshop-unsung-pioneer-women-in-the-archaeology-of-greece/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.efa.gr/events/08-03-2023-workshop-unsung-pioneer-women-in-the-archaeology-of-greece/</a></p>



<p>La seconde journée d’étude:&nbsp;<a href="https://www.efa.gr/events/women-and-archaeological-institutions/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.efa.gr/events/women-and-archaeological-institutions/</a></p>



<p><strong>Dossier </strong><em>Archéologia</em> : « Les femmes gauloises et celtiques : des femmes libres ! », disponible en ligne sur actu-culture. <a href="https://www.actu-culture.com/archeologie/les-femmes-gauloises-et-celtiques-des-femmes-libres-1-6-pour-une-archeologie-des-hommes-et-des-femmes/">Article 1/6 ici</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.arpamed.fr/les-femmes-et-larcheologie-un-double-regard-2-2/">Les femmes et l&rsquo;archéologie, un double regard (2/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.arpamed.fr">Arpamed</a>.</p>
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